A ce jour, les plus anciennes informations remontent à la période des Huguenots.

le Huguenot Pierre de Guillebert, écuyer (gentilhomme anobli)  Sieur de la Rivière, né en 1612, fils de Jacob de Guillebert, écuyer, Sieur de la Vallée et de Secqueville en Bessin et de Rachel Dallain, a épousé en 1644 Anne Renouf (filiation inconnue), leur fils ministre (pasteur chez les protestants) est Jacques Gédéon de Guillebert, écuyer, Sieur de Secqueville en Bessin, né à Bayeux successivement pasteur de Dancourt (1673.1676) Tours (1676/1685) Londres (depuis 1685) marié avec Elisabeth de Civille, née en 1641, fille de Pierre de Civille, chevalier, Seigneur de Villerets et d’Elisabeth Le Conte de Nonant. Pierre de Guillebert a épousé en secondes noces Marguerite Le Trésor (filiation inconnue) née en 1608.

 

Il est à noter que Jean de Guillebert, né en 1656, Ecuyer et Sieur du Landé, huguenot également, était le neveu de Pierre de Guillebert. La propriété du Landé est voisine de la propriété de la Rivière.

 

A la chute du protestantisme, nous savons que les huguenots furent accablés de taxes et contraintes, dont celle de loger les militaires nombreux dans la région en tant que gardes-côtes. Nous pouvons supposer que la propriété fut réquisitionnée à cette fin au vu des indices d’habitation que l’on remarque dans les communs de la ferme.

 

A ce jour, nous n’avons aucune information concernant les mouvements au niveau de la propriété pendant la période révolutionnaire. Nous trouvons un Jean-Baptiste Guillebert ex-curé constitutionnel de Montfermeil condamné à mort le 5 thermidor an 2 par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme complice dans la maison d’arrêt des carmes, où il était détenu. S’agit-il d’un descendant de la famille ?

Le peuplier noir planté au milieu de la cour est considéré comme un arbre de la liberté ; toutefois on a planté des arbres de la liberté lorsque la révolution de février 1848 a renversé la monarchie de Juillet.

Après la révolution française, d’innombrables biens ont été transformés en ferme (prieurés, abbayes, gentilhommières, manoirs et châteaux).

Les campagnes napoléoniennes, l’industrialisation naissante et la guerre de 1870 ont vidé les campagnes : elles manquaient de bras pour organiser les labours.

A cette époque, l’élevage prit son essor, la traite des vaches et la transformation du lait était un travail moins pénible pour les femmes !  L’herbe grasse caressée par les embruns maritimes a fait la renommée du beurre d’Isigny.

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Le Manoir de la Rivière

Son Histoire au fil des siècles